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Le suicide, un acte qui m'a plongé dans la douleur et la souffrance

17/12/2012

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Des mains amies se sont tendues vers moi.

C'est le dernier souvenir qui reste gravé dans ma mémoire. Mes douleurs étaient si nombreuses et si fortes que je n'ai pas hésité une seconde : je me suis jeté vers ces mains, comme un enfant qui se jette dans les bras de son père ou de sa mère.

Entre des flashs de lumière qui alternaient avec l'obscurité, j'ai vu ce qui semblait être un hôpital. J'ai alors pensé, au milieu de la confusion qui m'envahissait, que j'étais sauvé.

Même soumis à un traitement de longue durée, j'ai essayé à maintes reprises de maîtriser mes pensées, sans succès.

Je ne pouvais pas parler. Mes yeux roulaient. Mes bras et mes jambes ne m'obéissaient pas.

Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé, mais avec l'aide des infirmiers, je reconstitue peu à peu mon histoire. Je m'appelle Manuel, je me suis suicidé à l'âge de 24 ans d'une balle dans la tête. C'est pourquoi ma mémoire me fait défaut et que je reconstitue peu à peu le puzzle de ma propre vie.

Ce travail m'a déjà appris que la destruction de la vie est rapide, mais que le réajustement, le nouveau départ, est difficile, long et douloureux.

Je suis sûr que je vais réussir à raconter toute mon histoire, mais en attendant ce jour, je continue à vivre, reconnaissant à Dieu pour ces mains qui se sont tendues vers moi et qui ont représenté la porte d'entrée vers une « nouvelle vie », puisque j'ai mis fin à « l'ancienne vie » que j'avais.

Un acte qui m'a plongé dans la douleur et la souffrance.


Manuel

GESJ - 24/07/2012 - Réunion publique - Vitória, ES - Brésil




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